Confinement jour 9

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Au sein de la cuisine, dans un axe bien définit, on remarque que l’appartement a commencé à créer son propre écosystème. Un petit nuage constant de fumée flotte dans les airs, il brille et se distingue clairement vers les 10 heures du matin. Une odeur de café a rejoint ce nuage, elle aussi, constante. Je commence de plus en plus à aimer ces murs, ceux qui nous abritent depuis maintenant 9 jours. Ces murs qui, communicant nonchalamment entre eux, forment notre foyer. J’aime y faire toutes ces activités, j’aime y travailler, j’aime les écouter parler de ces soirées interminables et enivrantes passées avant le confinements avec des personnes uniques.

Oui, mes murs parlent. Ils parlent pour plusieurs raisons. La première, c’est les personnes qui vivent à travers ces murs. Les photos, objets commémoratifs, souvenirs, sont fièrement posés sur les meubles. Ils recouvrent tout. Les mauvaises pensées, les moments de doute, et les nuages qui se profilent parfois à l’horizon. Ce sont mes trésors, brandis fièrement et occupant chacun une place réfléchie et choisie attentivement. A travers ces objets, j’entend les personnes, demeurant toujours sur cette terre ou non, me dire d’avancer, me conseillant, et veillant sur moi. Oui, ils parlent tous. Et même si parfois ils font un vacarme monstre, ils sont toujours de bons conseils.

La seconde raison, c’est la vie. Ces journées, soirées, instants, passés avec tant de personnes différentes restent dans ces murs. Des personnes simples, vraies, originales, sincères. Je revis parfois lors de mes journées enfermée, cette brise d’air frais liée à un de ces instant. Elle me rappelle qu’après la pluie vient le beau temps, que beaucoup d’autres journées ensoleillée restent à venir. 

Aujourd’hui je pense à l’hôpital. Je me souviens lorsque j’ai été opérée, le sentiment de solitude qui m’a alors gagnée, pour quelques jours. Je me souviens de ces journées où se succédèrent appels, visites, rencontres. Je me souviens de certains moments de tristesse, qui m’ont permis d’avancer et de me renforcer.

Il est vrai, lors de ces journées qui se succèdent jusqu’à aujourd’hui et qui semblent suspendues en dehors du temps, j’ai de drôles de souvenirs. Je me sens chanceuse et morose à la fois. Parfois contente, et lassée. Ces sentiments contradictoires me permettent de vivre des mini grands huit, qui font ressortir toute la beauté de la vie, d’exister.

A la fois tellement complexe et tellement simple, la vie nous en fait voir de toutes les couleurs, c’est vrai. Mais au moins sommes nous les témoins de tout cet arc en ciel, que nous sommes seuls maîtres capables de percevoir selon notre vision personnelle et inébranlable de la vie.

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