Confinement jour 12

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Le couperet est tombé.

Deux bonnes semaines de plus à ajouter à ce confinement qui nous paraissait surréaliste chez nos voisins italiens. Ce n’est pas comme si l’on ne s’y attendait pas.

Moi, je m’y attendais sans m’y attendre. Cette temporalité particulière et imposée me met à l’épreuve, je dois l’avouer. Pour tout vous dire, chers lecteurs, j’ai toujours eu tendance à me désintéresser rapidement des choses. Sans doute parce que, d’après les personnes les plus proches de moi, j’ai une façon particulière de percevoir ces mêmes choses. Pendant des années j’ai cherché à définir cette vision particulière, à définir ses avantages, ses limites. Aujourd’hui, j’ai peut-être un infime début de réponse à ces questionnements, mais cela ne m’empêche pas d’y être soumise tous les jours, sans pouvoir influencer l’impact que cela peut avoir sur mes émotions.

Aujourd’hui je ne chercherai pas d’autres éléments de réponse, je me contenterai d’exprimer de par mes mots, ma pensée concernant ce confinement qui dure depuis maintenant 12 jours. 

Je suis en colère contre nous, les êtres humains. Oui, en colère. Je condamne aujourd’hui les changements radicaux et insoutenables infligés à notre environnement, de par notre conduite irresponsable. Les occidentaux aiment à dire qu’ils changé le cours de l’histoire, qu’ils ont façonné un monde en constante expansion et modernisation. Mais quel est le prix de cette modernisation ? Un pangolin ? 3000 pangolins ? L’affranchissement de l’homme face à la nature ?

Je suis également fatiguée. Qu’est ce que la fatigue exactement ? L’homme est fatigué de tout. Le travail fatigue, les enfants fatiguent, le quotidien fatigue, les repas de famille interminables fatiguent. Voilà encore le prix de notre évolution. Esclaves de notre rendement et de notre incapacité à cibler les choses simples qui nous procurent tant de bonheur et que nous devons faire passer en premier. La fatigue que nous ressentons est là, ancrée, comme une fausse amie qui, tapie dans l’ombre, attend la fin de notre générateur d’imagination, de rêves, et de positivisme.

Les gens que l’on aime ne seront peut-être pas toujours là, l’évolution continuera de nous dépasser et la modernisation nous rendra immortellement usés. Mais de la même manière que nous sommes les seuls acteurs de cette fin possible, nous sommes les seuls protagonistes actifs postulant à tant d’autres suites envisageables.

Chers lecteurs, cette fin d’après-midi je la vis morose et amer. Mais, comme je suis sure de pouvoir compter sur chacune des personnes à qui je donne une part d’amour inconditionnel, je suis sure que demain sera meilleur qu’hier et que mon esprit particulièrement indocile me permettra d’aspirer à encore plus de rêves, jusqu’à mon dernier souffle.

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