Confinement jour 47

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Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’amour. 

J’ai beaucoup de mal à maîtriser la quantité d’amour que je ressens envers les quelques personnes sans qui je ne peux pas vivre. 

Cela semble assez logique me direz vous, quand on aime on ne compte pas, l’amour c’est indescriptible, insondable, on ne peut pas le maîtriser. Ce confinement me propose de nouvelles épreuves quasiment tous les jours, et me fait me demander comment j’ai pu avoir la chance que les éléments disposés sur mon parcours coïncident avec ces rencontres indispensables.

Aujourd’hui je me demande si l’amour rend aveugle, si Juliette aimait vraiment Roméo ou elle aimait juste passionnément le goût du risque. Ces réponses je ne les ai pas et tout compte fait je préfère m’attarder à comment cet amour cette flamme si précieuse s’entretient.

A noël dernier j’étais assise sur le canapé, je parlais précisément du rééquilibrage alimentaire que j’avais commencé, sans me soucier du degré de lassitude je pouvais évoquer chez les autres à long terme. Assise à ma place en train de parler, je finis par me taire et observer autours de moi comme à mon habitude, je me déconnecte pour analyser la situation sous un œil neuf et objectif. J’observe tour à tour mon beau frère, ma sœur, mon père, ma mère. Et là, une larme a envie de sortir. Je ne la laisse pas faire car je sais qu’elle n’est pas seule et ne sait pas se contenir. Je n’entends plus les voix autours de moi, je remarque seulement ces sourires, ces expressions faciales, ces gestes habituels mais coriaces qu’ils font sans s’en rendre compte.

Mon père a ce léger mouvement de mâchoire comme s’il mâchouillait un cure dent, ce qu’il fait depuis qu’il a arrêté de fumer il y a des années. Ma sœur fronce les sourcils en pensant à la répartie sans faille qu’elle va poser sur la table basse. Mon beau frère se passe la main dans les cheveux machinalement, quant à ma mère elle secoue très légèrement la tête, de façon quasi-imperceptible.

Ces petits détails je les photographie à ce moment-là pour plus tard. Ce matin, j’ai ouvert les yeux mais je les ai rapidement refermés pour me retrouver une fois de plus à noël dernier.

De même qu’avec cette soirée du réveillon, j’ai choisis il y a quelques temps un moment pour chacune des personnes qui me le sont le plus chère, et je les repasse dans mon esprit, comme un bon film d’Akira Kurosawa.

Chaque moment est important, il suffit de savoir enregistrer ce qu’il faut, prendre sa télécommande, appuyer sur « rec » et garder ces vidéos pour plus tard, lorsque le temps est suspendu, et les minutes trop longs, ou trop courts.

Aux amis qui sont devenus de la famille, à la famille la vraie qui ne cesse de nous soutenir et d’être là sans qu’on leur demande, aux personnes qui donnent tant d’amour sans attendre en retour, à mon homme : sans vous, je ne suis rien. 

Une Réponse à “Confinement jour 47”

  1. Amour dit :

    Trop mignon mon bébé ❤️❤️❤️ je t’aime si fort

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