Confinement jour 49

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Aujourd’hui les nuages sont plus blancs, et le ciel plus bleu. 

J’ai rarement fait une sieste éveillée aussi longue. La lassitude me fatigue, et le marron de mes yeux devient insoupçonnablement vague dans le miroir.

Il est 18h30 lorsque j’installe mon coussin d’extérieur sur la petite terrasse et que j’allume ma première cigarette depuis 13h30. Tout est si vague, insipide à l’intérieur mais quand mes yeux se pose pendant un moment sur l’extérieur avec l’air frais qui me chatouille la nuque, tout change. J’inspire profondément et me laisse emporter par les bruits de la rue et ses occupants. 

Nous mettons en place les pions sur l’échiquier et se livre alors une bataille sans merci entre les blancs et les noirs. Tant de jeunesse sacrifiée mais au bout du compte les survivants seront capables de se relever pour une autre bataille, un autre cadre, mais des dirigeants toujours aussi obscurs et essayant de tirer profil du terrain, des soldats, du contexte actuel, du répit que s’octroie leur adversaire. 

Dans ce rêve suspendu au dessus de ma table basse, les esprits tournent, mais on entend les mouches voler. Nous nous battons l’un contre l’autre mais combattons ensemble pour la victoire. Celle-ci n’a pas de prix, se battre en silence revient à livrer une guerre sans merci sans fortune et sans état d’âme. Nous serons victorieux, sans aucun doute, même si l’issu de chaque combat peut être différente, et chaque petite victoire savourée différemment. Il n’y a pas de guerre sans grand soldat anonyme.

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